© 2017 avec Ghislaine de Laage.

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tepees

Tepees, habits, tapis : une histoire de trâme

Juillet 2014

Aujourd’hui, notre tepee végétal est planté dans un jardin. Il vibre encore de nos pensées entrelacées. Il nous suffit d'y penser pour nous retrouver les uns et les autres en communication inconsciente les uns avec les autres. 

Vibration aussi des moments intimes à nous réchauffer autour du feu, havre de paix au milieu de la nuit. Nous l’abandonnerons durant l’hiver à tous les froids, à tous les vents qui voudront l’habiter. Et chaque jour le transformera et nous aussi.

"Beauté de ce travail gratuit"

Aout 2012

Je suis bambous bien vivants enfoncés de toutes mes forces dans la terre ;

J’indique la direction de l’inspiration, tirant le ciel à travers eux.

Je suis la valse-hésitation où le collectif cherche sa direction, espace à venir qui reste très ouvert.

Travail collectif, je suis cette inventivité en marche,

Soutenant l’énergie dont chacun déploie une parcelle, attentif à ne pas la gâcher.

Je suis entrelacs de matériaux désinvoltes, maillage du berceau de notre amitié,

Enlacements de notre créativité pour mener ensemble ce projet.

Recul photographique, j’appelle à regarder, à distancer aussi,

Et, au bout du compte, permettre de voir ce qui s’est raconté.

Je suis la beauté des images, succession de tableaux dignes de la chapelle Sixtine :

Visages concentrés, couleurs exaltées, beauté de ce travail gratuit où je mets tant d’énergie,

Laissant mes doigts, mes pas, aller selon « je ne sais quoi » qui les met en action.

"Havre de paix"

Juillet 2014

Habitée par deux Elfes, derrière de lourdes portes

A l’ouverture aussi aléatoire que la circulation entre les pièces,

Je suis surprises à chaque bout de couloir :

Habitants qui circulent familièrement et ne semblent pourtant pas faire parti de la maison…

Trois petites marches et puis s’en vont… Voute de lumière où le jardin inversé,

A pris la place du toit : je suis une maison de Fées digne de contes à somnanbuler.

Les objets multiples ne tiennent ensemble que par la tendresse de ceux qui les y ont rassemblés ;

Caverne secrète, j’ouvre mes portes de temps en temps, je module les œuvres à tout bout de champ, Je m’adapte aux délires créatifs des deux lutins espiègles, hôtes qui m’animent

Basam et Béatrice…

Je suis la question sans cesse posée de l’Art et des artistes :

Etre des enfants qui continuent à jouer et ne veulent pas s’arrêter,

Fabriquant et tuant la pensée en même temps.

Je suis le vide de la vie-en-groupe si compliquée,

Vide du trop plein, du pas encore pensé, et pourtant plein d’instants magiques,

Lent tricotage aussi alambiqué que le tepee que nous tentons de faire émerger.

La structure est solide et claire et pure et élancée.

Le désir de n’y rien ajouter était si fort que c’est autour de ça qu’il eût fallu travailler :

Se taire, méditer, laisser le printemps nous gagner d’élans inconnus

Jusqu’à ce que nos doigts s’accordent…

Tepee végétal : une création collective

Janvier 2013

Dans la tranquillité du soir, zébrée de trilles endiablées d’oiseaux,

Bien calée dans ce jardin improbable perché au premier étage,

Je suis une ossature de bambous encore verts jaillissant vers le ciel.

Heure où la nature reprend ses droits, je suis le soir qui tombe sur les bruits de la ville ;

Ciel gris captant les dernières lumières,

J’absous de quelques traits orange, cette folie d’un jardin sans racines

Où des arbres innocents acceptent ces étranges conditions :

Ils poussent sans se poser de question, nature charmante et douce,

Cocon de verdure qui nous restitue la tendre attention de ceux qui l’ont conçu.

Je suis le joyau de cette grosse maison ancienne pleine de passages secrets et inattendus,

Où passer par la cave est parfois nécessaire pour accéder à l’étage,

Où les fenêtres du plafond arrosent les sculptures de lumière zénithale…

 

La force des bambous se croisant dans le ciel capte une poésie

Qui ne demande rien de plus :

Structure dense et souple, je suis prête à recevoir l’entrelacs qui me couvrira avec délicatesse,

Telle une respiration enrobant l’espace intérieur.

Cet entrelacs je le veux léger, en lien avec tout le féminin exposé dans la demeure :

Féminin hurlant, tapageant, vociférant dans l’étroitesse de représentations indignes,

Mais aussi caressant en virevoltes et en éclats de rire !

Tepee en devenir, je suis le simple du simple,

Crinoline de bambou tissée par la nuit

Je prépare le cône intime de nos méditations,

De nos conversations de femmes inspirées par la Vie…

Pour quelques heures encore je reste sans décors,

Pur symbole d’un masculin-féminin lancé vers les étoiles.